Kis'uij...


 

petitschamps.jpg 
Mon blog, c'est mon psycho-kouak, 
quand j'ai un truc qui  me traine dans la tête, 
je peux le poser ici, et le regarder, 
peut-être même y réfléchir,
à part ça je peins... et vous?
Aneth


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Koudkeur


Koikadi?


Vendredi 1 février 2008
Et puis aujourd'hui , (Mab va encore dire que je m'ennuie...):

çui là qu'était comme ci:

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devient comme ça....

ferme---lililand.JPG

Et je ne sais pas pourquoi, c'est comme quand on mange une pomme et qu'il reste des petits bouts de peau entre les dents, les deux derniers tableaux sont devenus pour moi "Le clair de lune sur Lililand" et celui là, "la ferme de Lililand".  
C'est pouf hein?    Mais je n'y peux rien. Pour l'instant on va rien dire, peut-être que ça passera tout seul...

par Planeth publié dans : De l'art ou du cochon
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Jeudi 31 janvier 2008




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En tirant la pelote de celui-ci , ça donne ça... pour aujourd'hui, mais demain... 


Clair de lune sur Lililand



par Planeth publié dans : De l'art ou du cochon
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Lundi 28 janvier 2008

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ce n'est pas moi, mais mon frère, j'espère qu'il ne m'en voudra pas!!



   Hier , je suis partie courir en solo. 

    Ben oui, je vais bien devoir m'y faire pour quelques semaines, tout faire en solo: crier sur mes garçons, commenter l'actu accablante, faire le repassage...tout ça tout ça...

    Or donc, comme ce n'était pas la grande forme j'ai pas mal marché aussi,  le soleil commençait à battre le retour, ça se taisait, un peu de froid picotait le dessus des oreilles, mais juste assez. Je prends le "chemin de l'architecte".
    Ce qu'il a pour lui, ce chemin, malgré son tassement de cailloux agaçants, c'est son talus dans les chênes verts.
     Oui, dit comme ça, ça n'a l'air de rien, mais on longe cette grosse épaule charnue de rochers, avec par dessus une bonne couche de terre  noire et plein d'arbustes tout fous. On s'appuie bien dessus, c'est réconfortant déjà. Mais on oublie toujours de remonter le regard au-dessus du plein.  
En haut là-haut on aperçoit derrière le treillis de branches le ciel blanc.. 

    Peut-être qu'il y a un champ derrière, quelque chose que de toutes façons on ne peut pas voir de la route, et comment y accède-t-on, c'est ça qui est passionnant.

    Il faudra qu'un autre jour, je me faufile moi aussi dans la sente de lapin, j'espère qu'une  bête plus grosse aura eu l'idée de s'y glisser avant moi, pour que je ne sois pas trop emberlificotée comme un gros sanglier barbant.


    J'étais où, tous ces temps-ci? A faire des choses utiles?  

    Bon d'accord, j'ai peint, mais depuis combien de temps je ne me suis pas arrêtée comme ça près de ce beau talus par exemple, pour lui parler, commenter sa hardiesse, ses secrets, me tenir complètement immobile parce que sous  l'enchevêtré, j'ai entendu un froissement. 
   J'ai les yeux comme deux petites barres métalliques qui essaient de forcer le feuillage.
   Repérer le moindre mouvement, c'est ça le truc. Le bruit n'a rien à y faire, il est toujours menteur, on attend un mouton, c'est une musaraigne.

Le moment où on attend est le meilleur temps du monde.

   Je sais pourquoi je ne suis pas nostalgique de quitter ce si beau pays.

   Quand c'est l'hiver, je dis à mon Dou': Regarde sur les collines, comme ces couleurs sont belles. Il regarde et il me dit: Ben...c'est marron?
Regarde, me dit-il quand nous sommes face à la baie de Saint-Florent toutes voiles dehors, un soleil pétant, une eau d'azur, regarde comme c'est magnifique.
Et je dis oui.

   Mais entre nous, ce qui me plait, c'est par exemple ce chemin avec son bon talus, et puis ces deux prairies qui l'encadrent .
 Là il y a une barrière un peu beige et grise, très bien dessinée. 
Depuis qu'il a tant plu, l'herbe n'est plus verte, elle est fluorescente. Par dessus, une très jolie petite vache fauve et blanche  est couchée, tranquille. On pourrait l'avoir déposé là exprès, sans toucher au poils tant ils sont duveteux et l'air extrêmement doux.
Elle me regarde, assez étonnée.

   J'entends  un grelot de l'autre côté . Un ruisseau. Il n'y était pas la dernière fois, enfin pas tant, et plutôt bouillasseux .  Là,  il est très allègre, très transparent aussi, il joue avec les pierres, d'où son grelot. Je lui souris .

Ce coin est tout plat entre les collines, un espace avec du lointain, un ruisseau qui serpente dedans, là-bas une maison bien en peine, elle peut juste servir à abriter les veaux. Elle fut belle.  
Des peupliers? Si, il me semble, non peut-être pas, alors des saules sans doute qui se font remarquer pour leur remarquable discrétion. 
En tout cas ça fait bien.  On dirait qu'on est rentré quelque part et qu'on a fermé derrière soi. Tranquille.

    C'est donc ce genre de paysage qui m'éblouit. 
   Parce que je suis tellement imprégnée sans doute.
 La campagne de mon enfance, c'était une gentille campagne avec des prairies et des talus, des bosquets, des petits bois, des feuilles mortes dans des chemins crevés d'ornières de tracteur. L'autre jour m'est revenue en plein la ligne de petits pommiers qu'on longeait en revenant des vaches ( j'allais  chez mon copain à la ferme, absolument interdit par mon père...)
C'est pas du grandiose, on ne fait pas ahhhh, ben la la... On a juste envie de sourire.
je continue la prochaine fois.

par Planeth publié dans : Les décors sont de Roger Hart ...
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Samedi 26 janvier 2008
Départ de mon Dou':  J+2...
Deux jours donc qu'il est parti là-bas loin. En éclaireur pour ainsi dire.

   Depuis j'habite la maisons aux esprits.
Non rien  voir avec le beau film que j'ai vu l'autre jour, avec Meryl Streep et surtout Jérémy Irons qui, entre parenthèse m'a fait furieusement penser à mon frère M., cela pour appuyer le fait  que mes frères sont particulièrement beaux.

    Non , rien à voir donc avec le Chili. 

   Depuis que Dou' est parti, les choses me testent, avec leurs petits yeux malveillants, elles me lorgnent et paf! se mettent à ne plus fonctionner correctement. Je les ai à l'oeil, mais j'ai aussi une brusquerie naturelle qui les effraie énormément, surtout en ce moment. 

    Hier j'avais des vélléités de nettoyage. Armée de mes seaux et éponges variées, j'ai entrepris de rendre la cuisine un peu moins dégueu. Dont la cuisinière...électrique.
    Une des plaques qui était tombée au champ d'honneur après que j'en ai violenté le bouton, s'est remise à marcher toute seule. 
Je l'entendais presque ricaner. 
Donc la petite merdeuse, elle s'allumait, puis s'éteignait sans que j'y puisse rien. Ces espèces de plaques halogènes, là, que ça ne sait même pas faire cuire un morceau de barbaque correctement, je les hais. Et  l'autre elle se la jouait starlette lumineuse intermittente. 
    Forcément le bouton que j'avais si férocement empoigné un jour faisait un peu tirlipounette dans le vide, donc pas moyen de moyenner, voyez.

    De fil en aiguille, par les voies impénétrables de la sorcière électricité, le stade "j'enlève le fusible quand je n'utilise pas la cuisinière, je le remets etc.."  n'a marché qu'un temps. Ensuite elle n'a plus voulu et s'est vengé en faisant sauter le compteur.
Plus de cuisinière du tout. 
Cuisinons au micro-onde, morbleu, me suis-je dit.
Même pas peur. 
    Mais la belle ne s'en tint pas là. Même le fusible enlevé elle s'amusa à me faire peur en faisant tout de même sauter ce brave compteur. De temps en temps, juste pour me rendre le coeur battant: Et si je ne peux plus du tout remettre le comteur...On va attendre un réparateur magique et vivre dans le noir et le froid complet? 
Vive les maisons tout électrique.

   Le compteur voulu bien nous permettre une soirée à peu près stable. Mais pendant la nuit, un rien total me fit me réveiller en sursaut, il avait ressauté, le saligaud. La maison était glacée et noire de tout partout. 
   Prenant mon courage à deux mains et ma lampe torche entre les dents, j'entrepris de débrancher les fils, en pleine nuit. Et enfin victorieuse, ayant terrassé l'infâme, je remis le compteur.
 Trop forte!

     J'ai la trouille de l'électricité, affreusement, même remettre une simple plaque de protection me fait trembler d'horreur. Pourquoi moi.

    Au matin, la machine à laver qui bien sûr n'avait pu laver pendant la nuit fut remise en marche par mes blanches mains, programme rapide, 30 minutes...normalement. 
Au bout d'une heure , j'allais la voir. Elle tournait toujours...Avec de douloureux grincements de souffrance.
Elle aussi .
    Je la stoppai donc en plein effort, lui parlai abondamment et gentiment, la remis en route pour un ultime essai d'essorage.

Elle finit d'essorer en se lamentant de plus belle.

Le lave-linge va-t-il lui aussi me clamser entre les mains??

    Le réparateur magique arriva enfin  pour me débrancher la plaque maudite, et questionné sur le pourquoi des gémissements de ma laveuse pro, me regarda d'un air finaud:
-Vos n'avez pas tendance à la remplir un peu trop votre machine?

-Ben euh, mounonnnn, 'fin... Petit rire gêné.

-Ben ça doit être ça, vous savez ces machines qu'on remplit par le haut, on a tendance à bien tasser...Elles en meurent.


    J'en suis z'encore tremblante. Voudra-t-elle bien laver mon petit linge encore quelques fois? Va-t-elle réussir à me pardonner?

    Bien évidemment, je n'ai pas cité un de mes magnifiques radiateurs électriques qui ne thermostate plus. On l'allume...il ne s'éteint plus. Il chauffe, et il chauffe, et il chauffe. Autant vous dire que je veille sur lui absolument beaucoup. Je joue le rôle de la sonde thermostatique. Pas pratique..

    Ne persiflons pas sur internet et le téléphone qui hier justement quand je choppai mon clavier à la recherche du réparateur magique, ne fonctionnnaient plus. Tiens comme c'est étrange, justement des gens travaillent sur la ligne spécialement aujourd'hui. 

    En fait mon thermostat à moi, c'est mon Dou'. Il n'est plus là, alors je ne modère plus mes élans . Je ne m'appelle pas tempérance, c'est mon souci. Les objets entre mes mains n'ont pas le choix, ils marchent ou ils crèvent, je n'ai pas une âme d'infirmière. 

Ils se vengent là.

    Bon la maison est enfin propre, malgré tout. Viendez, visiteurs peut-être futurs acheteurs de mon home, s'rez pas décus.

Pff, suis fatiguée moi, je vais peut-être m'endormir avant qu'ils n'arrivent.
par Planeth publié dans : L'enfer c'est moi...
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Jeudi 17 janvier 2008
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par Planeth publié dans : De l'art ou du cochon
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