Kiss 'uije?

petitschamps.jpg 
Mon blog, c'est mon psycho-kouak, 
quand j'ai un truc qui  me traine dans la tête, 
je peux le poser ici, et le regarder, 
peut-être même y réfléchir,
à part ça je peins... et vous?
Aneth


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Koikadi?

truc-bidule

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Lundi 24 septembre 2007
non, ceci n'est pas ma maison
La première chose que je fais quand je rentre dans ma maison, c'est d'ôter mes chaussures et mes chaussettes..

je parle rarement de mon quotidien , il n'y a pas de raison évidente, je n'y pense pas, je n'en ai pas envie voilà tout, (même si j'aime beaucoup aller retrouver le quotidien de certains blogs, ben oui c'est comme ça).
Donc voilà un scoop, (enfin pas tout à fait, j'en ai déjà parlé , tout au début de ce blog, il y a longemps, presque 9 mois (tiens donc!)):
j'aime être pieds nus le plus souvent possible.

En suivant ce fil, voilà ce que j'aimerais: habiter dans un lieu sans meubles, où on est facilement par terre et non juchés sur des trucs, chaises, escabeaux, divans,
Il y aurait des tapis très beaux par terre, des nattes, des trucs de laine, pas des trucs de poil, il y aurait beaucoup de murs blancs mais usé le blanc, le blanc des murs qui ont de la bouteille, le blanc qu'on met sur les pierres sans arriver complètement à les cacher, ou sur des murs de terre, ou bien des murs de bois, mais pas partout.   Pas de meubles donc, mais le mur pourrait être façonné d'étagères incorporés dans le matériau, indissociables.

L'autre jour je parlais du sentiment qu'on a d'être nomade ou sédentaire, si vous vous débarrassiez de tout ce qui fait votre armature d'éducation et de conventions, vers quelle voie iriez vous, vers quel habitat?
par Planeth publié dans : Ce que j'aimerais... ajouter un commentaire commentaires (9)   
Dimanche 27 mai 2007

 

  baba yaga

En ce moment je m'avale à grands traits "Femmes qui courent avec les loups". Une soif de berbère, un appétit d'ogresse pour ces mots qui sont comme autant de petites clés pour moi.
Il n'y a pas de hasard, ou le hasard est bon pour moi, il me fait obtenir au moment où j'en ai besoin cette chose réconfortante comme une mère de substitution. Elle ne me connait pas mais elle approuve ce que je suis, elle ne me renie pas, elle me demande de pousser les portes, de grandir, et de fleurir, et c'est exactement ce que j'en attendais sans le savoir.
Elle me raconte des histoires, des phrases me transpercent comme des aiguillons d'argent , j'ai envie de me redresser de voutée que j'étais , et de ne plus renier ce que je produis. 
Je dépose ici depuis quelques temps des photos d'enfance sans savoir pourquoi, et en avançant dans ma lecture, je comprends qu'on éprouve parfois le besoin de rendre hommage au petit personnage qu'on a été, à ce qu'il a traversé, aux jugements qu'il a subis, et malgré tout à la petite énergie sauvage qu'on a sauvé  comme une  flamme à l'intérieur d'un carcan d 'éducation. 
Ce message est universel, combien de petites filles ont été condamnées sans douleur apparente à rentrer dans un moule: Tu seras une gentille petit fille, efface ces sautes d'humeur, ces fantaisies, tu dépasses trop de la limite, tes raisonnements sont stupides, conforme-toi, identifie toi,  tu es trop indépendante, trop raisonneuse, tes idées sont farfelues, tu n'arriveras pas à trouver un mari de cette façon, ... soupirs et yeux au ciel.
On devient enfant trop sage, ou enfant rebelle, ou garçon manqué pour accéder à la liberté.
Ce n'est pas une lamentation, ou alors dans ce cas, nous sommes des milliers à devoir nous lamenter, et à devoir aujourd'hui nous poser la question: qui es-tu au fond? que voulais-tu? qu'avais-tu à créer?

La porte s'est entrebaillée ces derniers temps, ma petite énergie sauvage cogne du front, piétine, fouaille, elle est orgueilleuse et têtue, elle veut filer de l'avant, elle a des choses à faire , peut-être pour ça que je fais un enterrement de première classe à la petit fille sage que j'étais , je lui dis: je te reconnais, je t'accepte, je veux me souvenir de ce que tu voulais, ne t'en fais pas. 
Je ne dis pas que je vais y arriver facilement, mais je vais tout faire pour.
Et garder dans ma poche la petite poupée à la jupe blanche et aux bottes rouges.(Dans le conte de Baba yaga narrée dans le livre, il y est fait allusion car elle représente l'héritage laissée par la mère morte à sa fille et représente l'intuition)

le petit chaperon rouge
   ps: ces deux tableaux datent de 2005, je n'ai jamais compris d'où ils sortaient, ni pourquoi je les avais peints...et d'ailleurs je ne les ai jamais terminés, ils ont disparu sous d'autres coups de pinceaux, d'autres sujets.
     

par Planeth publié dans : Ce que j'aimerais... ajouter un commentaire commentaires (9)   
communauté : Biffures chroniques
Jeudi 24 mai 2007

 

1964, maman-louve 

Ce que j'aimerais,
c'est qu'il n'y ait plus que des jours blancs, 
plus de jeudi, de mercredi, de ouikendes..
Des jours sans définition, sans programme, sans missions, pas de jour des courses, de jour-taxi, de jour perdu. 
Ce que j'aimerais c'est qu'il n'y ait pas de jours de vacances et de jours de travail, pas de jours de fêtes et de jours sans fêtes, j'aimerais qu'il n'y ait pas de calendrier, pas d'horaires de repas, pas de jours avec et de jours sans, pas de lundis.
Que des jours blancs qui s'ouvriraient le matin sur rien, pas de programme pré-établi, juste du temps sans étiquette.
Alors peut-être que je guérirais de mon mal de temps, de mon insavoir, de mon incapacité.


Une fée douce s'est penchée sur mon berceau et m'a soufflé:" tu aimeras le temps qui passe comme les gouttes de pluie sur le rebord de ton chapeau, comme le va et vient des oiseaux dans ton champ de vision, tu aimeras la lenteur et la patience."

  Puis une autre fée est arrivée, essouflée, en claquant la porte et m'a jeté: "dépêche-toi, dépêche-toi" et elle est partie aussi vite qu'elle était arrivée.

        Depuis je me dépêche de faire ce que j'ai à faire pour faire de la place pour les choses suivantes, j'aime les faire vite et bien si possible, et ne pas laisser de creux entre chaque chose, et ma tête me hurle à chaque seconde: "Attends, tu n'es pas pressée ! Qui te pousse à remplir les blancs ?"


    La fée douce  m'a emmené vers des carrières indéfinies et brumeuses, des choses entamées et jamais terminées, un goût pour poser mes mains et mes yeux sur la toile ou le papier, elle m'a donné un  Dou' qui tolère ma musique capricieuse, mes accès d'efficacité et mes lenteurs, des enfants qui ne s'étonnent pas de voir leur mère passer des heures sur des tableaux  qui ne finissent jamais.

   La fée rapide m'a donné la culpabilité de ne pas remplir chaque seconde, l'obligation de les remplir, l'angoisse de n'être pas assez efficace, le remord d'avoir passé du temps juste comme ça, pour le plaisir.

  Fée rapide me tient en laisse et à l'oeil, elle ne comprend pas mon goût pour la peinture. 
Si je l'écoutais, je passerais ma vie à veiller que tout soit en ordre et bien rangé dans la maison, à faire des menus , une cuisine  épatante, de l'ordre et de la propreté. 
Regarder chaque matin mes enfants sous le nez pour traquer la moindre incartade au savon, leur faire tenir leurs affaire dans un ordre impeccable, ne pas oublier une virgule, un mot, une leçon à apprendre, veiller sur leurs copains, leurs visites, leurs allées et venues. 
Virevolter autour de mon dou' chéri pour qu'il ait l'impression d'avoir Missiz Bzzz à la maison, la reine du ménage et de la tasse de thé au moment opportun.

  
Mais je me bouche les oreilles avec des acouphènes, je fuis les vitres sales et les moutons sous le divan en ne les regardant pas, je cours à l'atelier, je mets la radio, ouf, je lui ai échappé encore pour quelques heures..

par Planeth publié dans : Ce que j'aimerais... ajouter un commentaire commentaires (13)   
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