Vendredi 21 décembre 2007
Chhhhtttt.... On part à T.. On va voir des maisons....des maisons...maisons maisons...
Tout plein de bonnes choses et ralentissez.
Biz à tous
par Planeth
publié dans :
Vie de famille
9
Mercredi 21 novembre 2007

Quand on a appris la nouvelle, j'ai pensé: "On rentre".
Et pourtant.
Et pourtant il y a plus de 5 ans quand on a découvert cet endroit pour la première fois, je m'y suis vue jusqu'au bout, poser mes valises, et mes racines, une terre élue, sans restrictions.
Nous étions arrivées par Propriano, le bateau du matin tôt, le bateau de 6h, quand le jour n'est ni gris ni bleu, le temps immobile. Il n'y avait que nous à nous être arrêtés tout de suite là,
descendre de la voiture et marcher sur les pontons . A plat ventre sur les planches, on a regardé à travers l'eau, et on y a vu un poulpe nonchalant.
Quand j'y repense, bien-sûr , quel choc après la région Grenobloise, ses vallées encombrées et bruyantes de trains, d'autoroutes, d'industries,
son côté high-teck, son brouhaha latin, et se retrouver là un matin et ne plus rien entendre, que le léger bruissement de l'eau sur le sable.
Comment ne pas être stupéfait, les petites routes mangées, sans un seul panneau publicitaire hurlant, le collines désertes, un air de quelque chose de passé et qui manque, un air de rien
d'évident à ce que le fric et la croissance soit omniprésents. Un air de ça a été oublié, et pourvu que personne n'y pense.
Bien-sûr mes jambes frétillaient de partir de temps en temps, bouger, virer, changer, puis je m'apaisais à regarder autour.. Et finissais par croire que ma boulimie d'ailleurs était
guérie.
Puis un jour, comme à chaque fois cela nous est arrivé, où qu'on soit, Dou' et moi nous sommes regardé et nous avons pensé: c'est le moment.
Mais nous n'étions pas pressés, une envie de bouger,certes, mais dolente, encore un tout petit peu ensommeillée.
Puis, il y a quelques jours....la nouvelle.
En même temps j'adore quand le hasard, le destin, ou quoique ce soit nous prend par surprise, et nous file une gifle bruyante de vie: en 10 jours, notre futur est autre, plus rien n'est installé,
de chênes plantés nous redevenons roseaux , et tout ou presque est possible. L'arrachement se fera sentir plus tard, quand tout aura repris sa place, ailleurs, et qu'on se retournera pour tenir
la main de...
ils ne sont plus là, il sont restés là-bas, sur l'île,
l'ex-île.
par Planeth
publié dans :
Vie de famille
9
Koikadi?