Kiss 'uije?

petitschamps.jpg 
Mon blog, c'est mon psycho-kouak, 
quand j'ai un truc qui  me traine dans la tête, 
je peux le poser ici, et le regarder, 
peut-être même y réfléchir,
à part ça je peins... et vous?
Aneth


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Koikadi?

truc-bidule

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Mardi 29 avril 2008
         
     

Aujourd'hui, f
aut pas que je me trompe, que je joue à "moi".
         C'est à dire à empiler les choses à faire les unes sur les autres jusqu'à ce soir, histoire de montrer à la face du monde que ouai je suis cap. Cap de mettre les rideaux, de décaver le futur sol de l'abri de jardin, de démousser la terrasse, de faire les course à la coop bio, d'aller chercher accessoirement deux trois trucs au bricomachin, de recrépir un bout de façade,  de planter kek' petites choses, faire un peu de ménage que diable c'est dégueu ici, un peu de repassage si j'y pense, passer deux trois fois avec regrets devant mon atelier mais pas l'temps, regarder les blogs des zautres en m'disant tiens, j'ai encore rien écrit..

Hier j'ai eu une révélation.

On est tous des tarés de la vie, on a tous des angoisses, des tracasseries dans la tête, qui servent à rien, on tricote tous des trucs et des machins pour s'embrouiller . "On" n'est pas un cas exceptionnel. Le cerveau est en trop.
Il ne sert qu'à ajouter des choses inutiles. Ressentir serait bien suffisant.

Mais non, il faut qu'on analyse la sensation, qu'on la mette en mots, qu'on la suçotte comme un vieux chewing gum jsuqu'à ce qu'elle devienne insipide.
 
   Je me trouvais drôlement maline de faire des commentaires avisés sur tout, de transformer en mots chaque sensation, d'analyser à haute voix, des fois je deviens super bavarde, limite chiante en fait.
Un jour, en vélo, on passait dans un chemin, et j'ai ressenti un truc mais sans mots, cette fois, j'ai rien mis dessus, pas d'étiquette pas de définitions, pas de jolies tournures pour exprimer. Ben c'était juste bien, très bien même.

Oui je sais ça dû m'arriver plus d'une fois, mais je ne me souviens plus du moment où j'ai commencé à vouloir mettre des mots sur tout.
Pas mettre de mots, c'est profiter encore plus longtemps. parce que pendant qu'on les cherche les mots, et qu'on les met en place, la sensation s'en va. On récupère juste un petit cadavre tout sec, en se disant: ça c'était bien, je me souviens.
Heureusement que les photographes et les poètes existent, et les peintres aussi.. Oui les poètes mettent en mots, mais pas en explication, c'est juste des nouvelles images à ressentir.

Je sais je ne suis pas très claire de nouveau, ce déménagement n'a rien changé et en tout cas rien arrangé, je suis toujours aussi mélangée dans mes auto analyses, désolée...

En plus je vois bien que vous n'êtes pas d'accord, et peut-être que je ne serai plus d'accord non plus demain.

Bon mais quel est le lien entre se bourrer le crâne de tracasseries et mettre des mots, et les choses à faire, enfin, c'est vraiment du grand n'importe quoi ça!

Si je ne fais rien, si je n'active pas mes mains et mes neurones sur un truc, mon cerveau en profite pour radiner son armada de toiles d'araignées, stock de mini soucis ou plus grosses angoisses en tout genre, histoire d'occuper le terrain, faut pas rester sans rien faire que diable se dit-il ce gros nigaud.
Du coup pour l'occuper, quand je ne fais que profiter du temps qui passe, je le bourre de phrases, j'analyse mes ssensations, je fais du camouflage. Tiens mange tous ces mots mon gros pépère, je lui dis en le flattant d'une bourrade.

Mais... je sais que les plus exquis moments sont ceux qui se sont échappés, sans mots, sans tâches, les flash sans sous-titrages explicatifs.


Pour ça, la peinture c'est chouette, on part sur un espèce de chemin complètement foutraque, complètement hasardeux, on ouvre des brèches et on se fait sursauter soi-même, j'occupe mon cerveau à mots avec la radio qui papote et le tour est joué, je suis en plein dans juste la sensation de ces couleurs, de ces matières qui m'échappent, trop d'la balle. Le top du top les amis.


Bon je sais, tout ça est très décevant, vous vous attendiez à ce que je vous narre de façon drôle si possible les aventures et mésaventures de ce déménagement. Ben point.
Y a un truc dans ma caboche qui fait que je fais toujours l'inverse de ce qu'on attend de moi. C'est pas exprès!

   Je pourrais vous dire: oh je suis dans un jardin extraordinaire, où les geais discutent pépère, les ibis tournoient au-dessus (si j'en ai vu un, mais y a un zoo pas loin), les lièvres se la pètent en short dans les hautes herbes. C'est vrai tout ça. Et même j'ai commencé un mini potager, et même je sais où je mettrai les toilettes sèches, j'y ai fait pipi déjà.
 Et même, ces chênes verts  tout noirs et tout ridés et plein de lichens et de poils de vieille barbe commencent à faire de minuscules feuilles très pâles et c'est très très doux, ce doux sur ce rugueux.
Et même, ces petites routes de campagne dans cette campagne là, me ravissent , en vélo, et c'est si époustouflant juste ces arbres, ces haies et ces herbes, que j'en manque parfois me casser la figure de mon vélo, si.
Mais les moments où je pourrais dire je suis heureuse ne correspondent pas à ce qu'on attend de moi, y a tellement de choses à balayer avant dans mon grenier à mots.
 En dessous de mon filet à tracas, je suis bien, ça j'en suis sûre, cet endroit me convient, je l'adopte, il m'adopte, et j'apprends à souffler sur mes nuages, y servent à rien, à rien du tout, c'est du vent. Sachez-le, les gens, les angoisses et les soucis ne servent à rien, ils ne vous font pas avancer, ils vous embrument, c'est tout,  il faut juste se dire: ça ne sert à rien, ça, c'est totalement sans intérêt!





par Planeth publié dans : L'enfer c'est moi... ajouter un commentaire commentaires (7)   
communauté : Biffures chroniques
Mercredi 13 février 2008
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    Je ne sais pas en combien de temps on arrive à se connaître et si c'est une bonne chose d'ailleurs. En tous cas, ce qui est sûr c'est qu'on se trompe sans doute souvent dans les grandes largeurs .

Parfois un détail vient  tout révéler.

Chez moi ce fut le capuchon de stylo.

         Non, je ne suis pas maniaque du rangement. C'est pour ça que je n'ai pas vu le truc venir. Pas remarqué tout de suite certains tics...
Chez moi c'est "un peu" rangé, "un peu" propre, d'ailleurs si je m'attaque trop férocement au ménage je noie ma cuisinière par exemple, trop de ménage, c'est pas bon. Donc je m'imaginais comme quelqu'un de plutôt coool..

 
         Pourtant, je l'avoue, je suis une fausse sereine, regard paisible, intérieur fibrillonant. Un rien m'inquiète, et je ne me noie pas dans un verre d'eau mais dans un dé à coudre.
   Genre soucieuse, voyez, qui s'attend à ce que les choses ne fonctionnent pas comme elles devraient. Remarquez , le bon , c'est qu'on est étonnés d'être ravis quand ça marche.

Il n'y a que pour les grands évènements que je retrouve à peu près mon calme.


Mais ce trait de caractère là, je l'avais bien en main.


       Par contre l'autre versant, que je n'imaginais pas trop en fait, c'est mon côté tête chercheuse façon bouc. Le côté "capuchon de stylo".
     
J'explique:

 (C'est difficile parce que j'ai découvert ça y a pas longtemps alors je n'ai pas bien les mots encore. Mais pleins vont s'y reconnaître je suis sûre)

             -La machine à laver ne marche pas.

Madame Duchmolle-normale  appelle le service qui convient et patiente.
Moi j'appelle, je fais exprès de tomber sur du mollasson qui n'amène aucune satisfaction immédiate et presque énervée, je m'en vais me battre avec mon moi-même et la machine. Je dois pouvoir y arriver. Donc je démonte la bestiole, j'invente que je suis réparatrice, parfois ça marche... parfois.
Je passe du bon temps en tous cas, assise par terre au milieu des outils et des vis, contente la bête.

Donc jusqu'ici, j'en avais tiré la conclusion  que j'aimais juste bricoler, jouer avec les outils de grand.


Mais...

Si ça ne marche pas.

Je déprime, je vais m'y remettre au moins trois fois (15 en fait) , je n'arrive pas à abandonner devant l'évidence, non non, je ne suis pas spécialisée en électro ménager.

Mauvaise journée.

Mais si par miracle le réparateur magique intervient et résoud rapidement le problème, tout est nickel. Jusque là rien d'anormal.

                   -  La moto de mon zouzou ainé est en panne.
Je me précipite avec mes petits outils chéris, habillée en déguelasse, et y passe la matinée s'il le faut. Heureuse. Mais en maugréant un peu, c'est comme ça que mon papa m'a appris.
En général si c'est pas trop grave, j'y arrive, doublement fière, et en profite pour réparer les menus tracas qui ornent cette viellle chose qui pétarade.

Ok, ça va encore.

Si un problème survient que je ne peux vraiment pas résoudre..C'est un peu la cata, ça me prend le chignon grave, et pour me le sortir de la tête, il faut un pied de biche.

C'est ma copine qui a un peu mis le doigt sur le truc:

Elle me dit: -" oh moi quand y a un truc qui m'embête, j'esquive, j'attends que ça passe" ... je remue la tête, et elle me fait:  "-"toi par contre, hein, et elle tape son poing dans sa paume.: -faut que tu t'y cognes!"

Voilà
ça c'est pour le côté bouc.

Et en fait je ne supporte pas quand les choses ne sont plus comme elles devraient être.

Une as du conformisme alors? Je ne sais pas.

Ma copine, encore elle, a également bien rigolé quand elle m'a vu classer les livres à la bibliothèque avec délices, ranger les petites cartes, remettre les ouvrages à leur place. -"Mais, t'aimes faire ça, toi?"


J'avais l'impression d'avoir une maladie honteuse.Un coté pharmacienne qui s'ignore.

Et maintenant quand j'y pense, je me dis: ah oui, c'est vrai j'ai horreur de voir un stylo sans son bouchon..

Alors? Pas grave, n'est-ce-pas! j'suis pas la seule dotée de ce genre de tare!

Mais imaginez mes deux mectons là-dedans!

Z'ont l'âge du bazar dans la chambre, des chaussettes qui traînent,  l'âge de se promener en tee-shirt par -15°  (ça aussi ça me donne des furieuses envies de remettre comme y faut: un pull sur leurs épaules quand il fait froid par exemple) l'âge de l'à-peu-près, je verrai, j'sais pas..
Arghhhhhh...
     Et moi, je lorgne sur leurs chambres, les livres ouverts par terre, le mug avec du tout collé berk dedans, les papiers de l'école qui traînent partout, et tous ces stylos sans leurs capuchons!
Argghhhhh.

J'ai fait un freinage d'urgence très récemment: Je passais tous les jours rangeouiller un poil la chambre de mon ainé. Il ne m'a pas dit que ça l'agaçait énormément. Mais je l'ai entendu.

Faut que je me dise que la norme c'est pas moi....faut que je me dise que la norme, c'est pas moi...faut que je...etc..etc...


Parce que parfois on se regarde, et on se dit: Bon sang, qu'est-ce que je peux leur pomper l'air, à mes gosses!

Mon Dou', nan , il vit ça bien, il aime bien que les stylos soient bouchés aussi.. mais en moins inquiet.

Je me soigne...

par Planeth publié dans : L'enfer c'est moi... ajouter un commentaire commentaires (10)   
communauté : Biffures chroniques
Samedi 26 janvier 2008
Départ de mon Dou':  J+2...
Deux jours donc qu'il est parti là-bas loin. En éclaireur pour ainsi dire.

   Depuis j'habite la maisons aux esprits.
Non rien  voir avec le beau film que j'ai vu l'autre jour, avec Meryl Streep et surtout Jérémy Irons qui, entre parenthèse m'a fait furieusement penser à mon frère M., cela pour appuyer le fait  que mes frères sont particulièrement beaux.

    Non , rien à voir donc avec le Chili. 

   Depuis que Dou' est parti, les choses me testent, avec leurs petits yeux malveillants, elles me lorgnent et paf! se mettent à ne plus fonctionner correctement. Je les ai à l'oeil, mais j'ai aussi une brusquerie naturelle qui les effraie énormément, surtout en ce moment. 

    Hier j'avais des vélléités de nettoyage. Armée de mes seaux et éponges variées, j'ai entrepris de rendre la cuisine un peu moins dégueu. Dont la cuisinière...électrique.
    Une des plaques qui était tombée au champ d'honneur après que j'en ai violenté le bouton, s'est remise à marcher toute seule. 
Je l'entendais presque ricaner. 
Donc la petite merdeuse, elle s'allumait, puis s'éteignait sans que j'y puisse rien. Ces espèces de plaques halogènes, là, que ça ne sait même pas faire cuire un morceau de barbaque correctement, je les hais. Et  l'autre elle se la jouait starlette lumineuse intermittente. 
    Forcément le bouton que j'avais si férocement empoigné un jour faisait un peu tirlipounette dans le vide, donc pas moyen de moyenner, voyez.

    De fil en aiguille, par les voies impénétrables de la sorcière électricité, le stade "j'enlève le fusible quand je n'utilise pas la cuisinière, je le remets etc.."  n'a marché qu'un temps. Ensuite elle n'a plus voulu et s'est vengé en faisant sauter le compteur.
Plus de cuisinière du tout. 
Cuisinons au micro-onde, morbleu, me suis-je dit.
Même pas peur. 
    Mais la belle ne s'en tint pas là. Même le fusible enlevé elle s'amusa à me faire peur en faisant tout de même sauter ce brave compteur. De temps en temps, juste pour me rendre le coeur battant: Et si je ne peux plus du tout remettre le comteur...On va attendre un réparateur magique et vivre dans le noir et le froid complet? 
Vive les maisons tout électrique.

   Le compteur voulu bien nous permettre une soirée à peu près stable. Mais pendant la nuit, un rien total me fit me réveiller en sursaut, il avait ressauté, le saligaud. La maison était glacée et noire de tout partout. 
   Prenant mon courage à deux mains et ma lampe torche entre les dents, j'entrepris de débrancher les fils, en pleine nuit. Et enfin victorieuse, ayant terrassé l'infâme, je remis le compteur.
 Trop forte!

     J'ai la trouille de l'électricité, affreusement, même remettre une simple plaque de protection me fait trembler d'horreur. Pourquoi moi.

    Au matin, la machine à laver qui bien sûr n'avait pu laver pendant la nuit fut remise en marche par mes blanches mains, programme rapide, 30 minutes...normalement. 
Au bout d'une heure , j'allais la voir. Elle tournait toujours...Avec de douloureux grincements de souffrance.
Elle aussi .
    Je la stoppai donc en plein effort, lui parlai abondamment et gentiment, la remis en route pour un ultime essai d'essorage.

Elle finit d'essorer en se lamentant de plus belle.

Le lave-linge va-t-il lui aussi me clamser entre les mains??

    Le réparateur magique arriva enfin  pour me débrancher la plaque maudite, et questionné sur le pourquoi des gémissements de ma laveuse pro, me regarda d'un air finaud:
-Vos n'avez pas tendance à la remplir un peu trop votre machine?

-Ben euh, mounonnnn, 'fin... Petit rire gêné.

-Ben ça doit être ça, vous savez ces machines qu'on remplit par le haut, on a tendance à bien tasser...Elles en meurent.


    J'en suis z'encore tremblante. Voudra-t-elle bien laver mon petit linge encore quelques fois? Va-t-elle réussir à me pardonner?

    Bien évidemment, je n'ai pas cité un de mes magnifiques radiateurs électriques qui ne thermostate plus. On l'allume...il ne s'éteint plus. Il chauffe, et il chauffe, et il chauffe. Autant vous dire que je veille sur lui absolument beaucoup. Je joue le rôle de la sonde thermostatique. Pas pratique..

    Ne persiflons pas sur internet et le téléphone qui hier justement quand je choppai mon clavier à la recherche du réparateur magique, ne fonctionnnaient plus. Tiens comme c'est étrange, justement des gens travaillent sur la ligne spécialement aujourd'hui. 

    En fait mon thermostat à moi, c'est mon Dou'. Il n'est plus là, alors je ne modère plus mes élans . Je ne m'appelle pas tempérance, c'est mon souci. Les objets entre mes mains n'ont pas le choix, ils marchent ou ils crèvent, je n'ai pas une âme d'infirmière. 

Ils se vengent là.

    Bon la maison est enfin propre, malgré tout. Viendez, visiteurs peut-être futurs acheteurs de mon home, s'rez pas décus.

Pff, suis fatiguée moi, je vais peut-être m'endormir avant qu'ils n'arrivent.
par Planeth publié dans : L'enfer c'est moi... ajouter un commentaire commentaires (5)   
communauté : Biffures chroniques
Mercredi 16 janvier 2008
Mondou
   Pfiou... j'ai très envie de m'y remettre, mais je suis sous le coup de ma perte d'hier: tout un article sur la bouffe aux oubliettes pour un malheureux essai de copié-collé  foireux. Bah, c'est le destin. Sans doute qu'il n'apportait pas grand-chose au schmilblick.

Bref, le clavier me démange mais beaucoup d'idées skud sans grande unité. On va voir.

   La période est aux interrogations, aux flottements divers, aux incertitudes. 
Pour tout dire, notre changement de région lié à un changement de tribunal pour mon dou' est presque aléatoire et vaporeux. Pour cause: un décret qui ne paraît pas, qui officialiserait cette transition. Le décret "arlésienne" pour une prise de fonction fin de ce mois!
   Dans certain ministère que je ne nommerai pas, on joue un peu avec les nerfs des gens je trouve.
   C'est commode de prévoir un déménagement dans ces conditions.
Bon d'accord, c'est plus que probable que le changement se fera, mais il y a toujours un pourcentage de truc pas clair qui est irritant pour l'intestin.


   ...Je viens encore de perdre un gros morceau de texte! décidémment..Firefox et Overblog sont pas potes, je continues sur IE, tanpire..

   C'est marrant finalement, être obligée de réécrire sans cesse le même texte, ça me rappelle quelque chose, ça. Qui faisait et redéfaisait sa toile sans cesse?

 

   Bref, ce genre de situation a provoqué chez moi une flambée de syndrôme anticipationnel aigü. Au nombre d'heures passée sur le net, je suis bonne pour l'asile à ce stade. 
   J'ai visité virtuellement des dizaines et des dizaines de maisons, inscrit pour de vrai ou pas mes enfants dans divers établissements scolaires, prévu des dates d'emménagement, mesuré  au double décimètre la proximité de la route, des lignes électriques, des villages, compté le nombre de magasins bio dans un rayon de 20 km, fait des "ah" enthousiastes à certains signes positifs, des "oh" pour les autres . 

   Tout juste si je n'ai pas balancé au dessus de ma carte IGN un petit pendule.

   Je sais en réalité que le meilleur est de laisser  les évènements se mettre en place. Il n'y a que comme ça qu'on sent si les choses ont une évidence ou pas. Et le hasard fait souvent pas trop mal sont boulot pourvu qu'on le laisse un peu libre. Mais je n'y peux rien, mon instinct de nicheuse pro ne veut rien laisser dans le vague. 
   C'est terrible.
 Deux folles à liées sont en train de se fichent des torgnolles dans mon subconscient, elles s'arrachent la tignasse, se traitent de tout, les vilaines, l'horreur.

   Tout préparer à l'avance, quelle peau de banane! Bien-sûr que ça me rassure, de prévoir jusqu'à l'emplacement exact ou mes chers enfants prendront leur car. Mais mon autre moi me demande instamment de me laisser filer dans le courant, profiter du mouvement qui se crée de lui-même, sans chercher à nager vigoureusement en plus. 
  Pas la peine, pas la peine...

 

Un vilain petit mal au crâne a pris possession de mon hémisphère gauche. Je m'en vais peindre pour détendre tout ça...





par Planeth publié dans : L'enfer c'est moi... ajouter un commentaire commentaires (4)   
Samedi 15 septembre 2007

copyright Patay
          









(les conventions d'alors nous paraissent aujourd'hui si évidentes, si encombrantes...et nous ne voyons pas les notres!)




          Je rêve  ou nous vivons tous dans des palais de sable? Même pas de sable: de poussière, de brouillard, des prisons de fumée. des tourbillons, des constructions imaginaires, des mondes  immatériels.
"Je ne pourrais pas vivre sans ... peindre"  Un autre  me dit: "je ne pourrais pas vivre ailleurs qu'en Bretagne".
"Je ne pourrais pas me séparer de mes chats" (chevaux, chiens, perruches, serpents à plumes, etc...)
                              "Je ne pourrais pas me passer de... mon piano" (ma moto, mes photos, mon ordinateur, etc...)                            

Notre vie s'articule d'une façon extrêmement rigoureuse, sur des choses "indispensables", elle acquiert ainsi une rigidité qui , si elle nous était imposée, serait insupportable. Une dictature. Cela nous semble répondre à nos désirs, à nos passions, à nos affections. Mais le serpent s'enroule inexorablement autour de nous, le serpent des choses indispensables.

Et puis il y a toutes les choses que nous feignons d'endurer avec de légers soupirs de lassitude: mes enfants ont tellement besoin de moi, ils ne pourraient pas se débrouiller. Je suis obligée de m'occuper de leurs vêtements, (devoirs, santé, amis, etc...)
Encore des pièces s'ajoutent à la construction imaginaire, un étage de plus, le fardeau est enduré avec adoration, et impatience.
Après, ce sera bien quand....ils seront grands, ils sauront se débrouiller, mes parents ne s'inquièteront plus pour moi, je n'aurai plus à m'en occuper après, plus tard, quand je serai délivrée....

Parfois des ruptures, des accidents, des bouleversements cassent le beau montage, et on se retrouve léger, flottant, les racines à l'air, voguant dans le courant.
Mais ça ne dure pas, il faut réendosser des choses , reconstruire un monde de : "je dois faire, je dois m'occuper de, j'ai besoin de .."

Pourtant, on sait pour l'avoir vécu enfant, que tout ce qu'on a voulu pour nous nous semblait déjà un fardeau,  nos parents commençaient pour nous une construction de projets, d'idéaux, et nous le posait déjà sur le dos.

Moi j'aime peindre. Et peindre me sauve aussi . J'admets que cette chose (certainement pas indispensable comme je me plais à l'imaginer), me permets de ne pas encombrer la vie de mes proches, en bref, de leur "lâcher la grappe".
Si ma peinture s'enraye, et m'ennuie, je vais sans doute m'appliquer à remplir l'espace de mes enfants: conseils, avertissements, directives, répétitions, je me mets à surveiller leurs devoirs , le rangement des chambres, leurs allées et venues, à vouloir des choses pour eux,  bref à manger leur atmosphère, à poser des briques sur leur dos.

Toutes ces choses si indispensables(sic)...

En réalité, de quoi avons nous besoin:   -De manger, de dormir, de jouer, de s'aimer, et si possible de pouvoir exercer son esprit et son corps sur des matières qui leur résistent, se sentir bon dans quelque chose , oui voilà aussi sans doute une chose qui nous est vitale.

Et puis c'est tout.

Mais on a été élevé de telle façon que s'encombrer la vie fait partie de nos évidences, se créer des soucis, des responsabilités, on pense qu'un parent sans litanies n'est pas un bon parent, que la famille est obligatoirement une zone de conflits, puisque nous voulons des choses pour nos enfants, qu'ils refusent ou négligent..(les ingrats)

En, réalité nous voulons pour eux les choses que nous voulions pour nous, nous projetons sur eux les angoisses que nous avions, nous réparons à travers eux les manques que nous avons pensé subir.

Mais ils ne sont pas nous;


Désolée, j'ai encore disgressé par rappot à mon titre, enfin ça a un lien, mais , en fait , je réfléchis en même temps que j'écris, c'est pas toujours facile!





 
par Planeth publié dans : L'enfer c'est moi... ajouter un commentaire commentaires (3)   
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